Clémence Baubant
Nourrie par des origines Caribéennes, Clémence Baubant est d’une nature rhizome. Elle cultive un goût pour la métamorphose, les objets protéiformes, le déséquilibre, l’insaisissable. Tissant une obsession pour les questions de mémoire, de trace et de transmission, elle pose sa réflexion sur le sujet de l’identité, comme endroit de friction et de porosité entre les corps. La question de la transversalité a toujours été au centre de son dialogue avec le chorégraphique.
Formée en danse classique au CNR de Toulouse, elle complète sa pratique au Centre Off Jazz de Nice, au Alvin Ailey Dance Center de New York et à P.A.R.T.S en Belgique. Elle poursuit ensuite des études en Sciences du Langage à l’Université Toulouse II – Jean Jaurès.
Elle développe ses travaux tout d’abord dans une dynamique collective, puis au sein de la compagnie Empreintes, qui accompagne ses projets depuis 2020. Sa recherche s’inscrit au cœur du dialogue entre la danse et la musique. Elle explore des formes composites mettant en jeu les corps, les rythmes et les sons.
En 2019, elle est chorégraphe lauréate du dispositif « Prototype VI » à l’Abbaye de Royaumont sous la direction pédagogique, Hervé Robbe. En 2021, elle est lauréate de l’Aide sélective aux auteurs et autrices de podcasts et de création radiophoniques – Ministère de la Culture, avec le projet de documentaire sonore [Déboulé – mémoires du carnaval de la Guadeloupe], réalisé en collaboration avec le compositeur Paul Ramage. En 2022, elle est finaliste avec TRIBU[T], du concours chorégraphique Danse Elargie, 18 créations internationales choisies parmi 453 projets, sur le plateau du Théâtre de la Ville – Espace Cardin à Paris.
Traversée par la force et la puissance du Déboulé carnavalesque de Guadeloupe, elle déploie actuellement une série de recherches et de créations portant sur la relecture des rites et des mythologies de la Caraïbe. Elle est également artiste associée au Laboratoire de Recherche LLA- Créatis (Lettres, langues et Arts) de l’Université Toulouse II – Jean Jaurès.