Ce contenu contient des scènes pouvant choquer un public non averti.
Souhaitez-vous tout de même le visionner ?
Kelma… Un cri à la mère
Une invitation au recueillement et une réflexion autour de l’exil, de l’absence et de la mort.
« Dans cette création, tout est réflexion autour d’un moment de vie traversé par la perte. C’est travailler autour de l’intime et de ce que l’on raconte, par choix ou par nécessité. Et par un dialogue avec le silence, tenter de comprendre la rage au corps, ce qu’est l’exil. L’exil de sa terre, de sa mère, de l’enfance… »
La lecture du poète Mahmoud Darwich apprend à la chorégraphe marocaine qu’à la brutalité peut s’opposer la beauté. L’artiste, peut-être mieux encore la danseuse, crée et utilise un flux entre introspection et expression, et transpose la douleur dans son art, par nécessité.
La part d’exil que Meryem Jazouli ressent durant ses années passées en France rejoint dans un même temps et une même émotion la mère défunte et l’enfance qui s’enfuit. Le solo « Kelma » est la quête d’une « rencontre vitale avec l’absence ». Pour sans cesse répéter le deuil de toute perte, elle danse en robe noire, les bras levés au ciel, évoluant à l’étroit dans le cercle d’un tambour posé au sol. Une ample et bouleversante démonstration de sincérité pour, dit-elle, « lui parler encore une fois. (…) continuer juste quelques instants notre conversation. Danser pour elle, contre elle, avec elle ».
Dernière mise à jour : septembre 2011